Road trip, conseils de blogueurs pour conduire à l’étranger

Avant de faire mon road trip en Californie, j’avais beaucoup d’aprioris sur la conduite aux USA, abreuver par bons nombres de films, de Duel à Paris, Texas en passant par Natural Born Killer sans oublier évidemment Thelma & Louise, le cinéma US n’a pas oublié un de ses symboles du rêve américain.

Dès mon arrivé, je me suis senti comme dans un épisode de C.H.I.P.S., un feuilleton (on disait comme cela à l’époque) qui a bercé mon enfance… je suis curieux de savoir combien de mes lecteurs connaissent 😉

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En attendant de lire en détails mes péripéties lors de ce road trip, je vous invite à lire les conseils et autres anecdotes que mes collègues blogueurs ont bien voulu partager sur mon blog.

S’adapter à la conduite en Australie

Par Pierre et Alexandra du blog On holidays again

Un road trip sur les routes australiennes, c’est l’assurance d’un dépaysement total avec un délicieux goût d’inattendu. Si conduire à gauche peut sembler être la principale difficulté à surmonter, elle n’est en fait que la première et peut-être la plus simple. Le plus dur consiste sans doute à se lancer, mais une fois fait, il suffit de quelques heures pour prendre ses marques. Et si certains lieux présentent des règles de conduites uniques au monde, comme les fameux « hook turn » propres à Melbourne, ce qui demande la plus grande faculté d’adaptation est peut-être sa signalétique.

Panneau animaux en Australie

En effet, habitués que nous sommes aux dangers de nos routes européennes et aux panneaux qui les accompagnent, cette partie du code ne nous demande habituellement plus trop d’efforts. Or, en Australie, tout est à revoir ou presque. Une fois sorti des plus grandes villes, toutes sortes de créatures nouvelles croisent notre chemin. Kangourous, wombats, bandicoots, koalas et même casoars, ne sont que quelques-uns des dangers rencontrés. En fait, tout et n’importe quoi peut surgir sur les routes de l’île-continent et les australiens en sont bien conscients. C’est sans doute pour ça qu’ils n’hésitent pas à apporter quelques retouches fantaisistes à leurs propres panneaux, comme sur cette photo. Un panneau perturbant au premier abord, mais pas si éloigné de la réalité des routes australiennes qui rendent le voyage magique !

L’Australie est un immense territoire naturel

Par Florence du blog Voyages Infinis 

En-dehors de la conduite à gauche, conduire en Australie présente quelques spécificités qu’il est préférable de connaître. 

Tout d’abord, l’Australie est un immense territoire naturel : à ce titre, il convient de se méfier particulièrement des traversées d’animaux sauvages. Et de bétail aussi, qui n’est pas toujours dans des enclos (« stock on road »). Des panneaux vous signaleront les zones les plus à risques, généralement par le dessin de l’animal concerné, mais prudence de partout ! 

C’est également un pays sujet à différents risques climatiques. Sachez reconnaître notamment les panneaux avertissant de zones inondables, et en cas de crue, vérifiez la profondeur grâce aux jauges de mesure.  

Il vous faudra apprendre à traduire « dirt road ahed », « unsealed road » ou « uneven surface » pour ne pas vous engager sans le savoir sur des routes non goudronnées et aux surfaces changeantes. « DIP » vous indique un trou, « CREST » une crête.

Une autre particularité c’est la fréquente circulation de trains routiers (« road train ») : ces immenses camions avec plusieurs remorques articulées qui peuvent être très longs à doubler, et qui peuvent également dépasser en largeur : ils sont alors signalés par une pancarte « oversize ».

zones inondables an Australie, vérifiez la profondeur grâce aux jauges de mesure.

Si beaucoup de ces panneaux sont finalement une simple question de traduction (notez aussi « one way » pour sens unique), les panneaux de stationnement sont plus délicats à comprendre. « 1P » signifie qu’il n’est pas autorisé de stationner plus d’une heure (2P pour deux heures, etc.). Avec « meter » ou « ticket » en plus, cela signifie que c’est payant. Et « C » pour « clearway », que la rue doit rester dégagée aux horaires indiqués. Ca ne s’invente pas !

Conduire au Costa Rica

Par Lise – du blog de voyages Making The road

Je suis passionnée de road trip que ce soit en France ou autour de notre terre, si je dois me souvenir d’une conduite pleine de surprise, je parlerais bien de celle de 4 semaines au Costa Rica. Dans un premier temps nous avons réservé notre voiture au dernier moment, une fois arrivé sur place à San José la capitale, nous avons hésité à prendre un 4×4 car un peu plus cher ; heureusement que nous l’avons choisi ! Dés nos premiers jours en direction des volcans, nous avons rencontré des routes non bitumés infranchissable en voiture simple. Indiquées par un panneau inconnu sur nos routes occidentales, nous avons vite compris que celui-ci indique des trous, des bosses et des gués ! Et pour passer un gué, une rivière qui traverse une route, le conseille qui m’a été donné et qu’il faut soi même entrer dans l’eau. Jusqu’au niveau du mollet, une voiture peut traverser, avec de l’eau plus haute jusqu’au genou un 4×4 uniquement. Une fois cette épreuve exécuté, nous avons rencontré des animaux à tout bout de chemin. Le plus intriguant a été un immense serpent qui dormait sur le sentier. Nous n’avons pas voulu l’écraser et nous avons gentiment attendu que celui-ci se réveille et continue sa route. Nous avons adoré ces différentes péripéties qui font parties des expériences inoubliables de ce voyage.

Serpent sur une route du Costa Rica

Conduite en Albanie 

Par Adeline du blog Voyages etc…

J’avais eu écho de la conduite en Albanie avant mon départ en vacances et je vous avoue que cela m’angoissait un peu d’y prendre le volant. Adepte de road trips, il fallait bien que je m’y colle. Sachez-le, j’avais de bonnes raisons de ne pas être très à l’aise dans mes baskets.

Conduire en Albanie, c’est sportif ou dangereux, chaque conducteur trouvera certainement sa propre qualification. Dans ce petit pays grand comme la Bretagne, prendre la route relève d’une concentration et d’une observation sans failles. Aucune faille.

Même si le réseau routier tend à se moderniser sur les grands axes, l’état des routes secondaires est souvent douteux, avec de nombreux nids de poule plus ou moins profonds. Les panneaux de signalisation eux, se contredisent ou sont inexistants et je n’ai jamais vraiment su quelle était la vitesse autorisée dans ce pays.

Il n’est pas rare de croiser un tracteur ou un vélo à contresens, un berger et ses moutons, un piéton traversant l’équivalent d’une autoroute, une pseudo troisième voie non balisée ou des motards sans casque.

Les conducteurs locaux semblent avoir obtenu leur permis de conduire dans une pochette surprise. Plus les voitures sont neuves et rutilantes, plus elles sont dangereuses. Et il faut vraiment s’en méfier car un accident est vite arrivé. L’Albanie est certainement le pays où j’ai vu le plus d’autels de long des routes et ce n’est pas fait pour rassurer les conducteurs étrangers ! Soyez prévenus.

Moutons sur la route en Albanie

Conduire en Laponie

Par Céline du blog Je papote

Conduire en Laponie en hiver peut donner bien des appréhensions et pourtant ! Si les routes sont enneigés plusieurs mois de l’année, il n’y a pas de réelles difficultés à conduire car les voitures sont équipées pour avec des pneus cloutés. Il faut par contre être prudent et avoir conscience de quelques particularités propre à cette région au dessus du cercle polaire. A commencer par la météo qui peut changer rapidement. Si en temps normal on roule sans problème sur les routes (en moyenne à 80km/h), cela peut vite se compliquer en cas de tempête. Là, on roule au pas par manque de visibilité. Les parkings sont nombreux sur les routes ce qui permet de faire des pauses si nécessaire. Petit conseil, n’essayez pas de vous arrêter sur le bas coté. Si vous serrez un peu trop sur les bords, vous pourriez vous enfoncez dans la neige non tassée et ne plus pouvoir repartir.
Il faut également faire avec la nuit polaire en décembre/janvier avec seulement quelques heures de luminosité et le froid qui peut être extrême (toujours avoir des vêtements chauds sur soi ou dans la voiture en cas de panne au milieu de nul part). Enfin, le plus grand danger finalement sur les routes, ce sont les animaux et plus particulièrement les rennes qui sont très souvent au bord des routes. Il faut être extrêmement vigilant et être prêt à freiner à n’importe quel moment pour ne pas percuter ces beaux animaux !

Route enneigé en Laponie

La conduite en Islande : bien comprendre les panneaux

Par Grégory du blog I-voyages

Faire un roadtrip en Islande, c’est le kif. Je suis allé dans le pays à trois reprises pour notamment effectuer le tour de l’île en voiture pendant 3 semaines et deux semaines entre les déserts et les volcans du centre de l’Islande.

S’il y a une chose qui peut surprendre lorsqu’on vient pour la première fois en Islande, ce sont les panneaux de signalisation. Ils sont écrits en islandais, parfois avec une traduction en anglais, et peu de voyageurs le parlent. Fort heureusement, ils sont souvent accompagnés d’un schéma, parfois explicite, parfois moins.

Le panneau Malbik Endar (voir photo) signifie par exemple que c’est la fin de la route goudronnée. Mieux vaut alors bien ralentir pour éviter se planter la voiture ou d’occasionner des coups sur la carrosserie que le loueur vous facturera. Des panneaux comme celui-ci, il y en a des dizaines partout en Islande.

Autre chose à savoir, il existe deux types de pistes et les pistes de type F sont réservées aux 4×4. Si vous parte en roadtrip dans l’intérieur du pays, il y a de fortes chances que vous ayez une rivière à traverser. Ayant bien en mémoire que vous n’êtes pas assurés en cas de dommages causés par la traversée.

Vous envisagez un roadtrip en Islande, allez lire mon article qui vous explique tout ce qu’il faut savoir sur la conduite en Islande.

Conduire en Afrique du Sud

Par Julien du blog Voyage Afrique du Sud.Fr

L’état du réseau routier en Afrique du Sud est globalement très bon et la conduite est relativement facile. Le pays étant très grand, les déplacements en voiture sont donc la meilleure option pour visiter ce pays magnifique. Quelques particularités cependant sont à connaître avant de vous rendre sur place. Tout d’abord, il faut savoir qu’en Afrique du Sud la conduite se fait à gauche. On s’y fait très vite puisque le volant est à droite, il suffit donc d’être vigilent les premiers kilomètres et ça sera ensuite un automatisme. Vous verrez ensuite que certaines routes secondaires sont toujours des pistes. Elles sont aussi en bon état mais c’est forcément glissant : respectez donc les limitations pour éviter quelques dérapages. Vous serez par ailleurs parfois surpris de voir les automobilistes rouler sur la bande d’arrêt d’urgence ; il s’agit en fait d’un usage pour faciliter le dépassement. Vous pouvez remercier la personne qui vous laisse le dépassement en mettant les warnings et mettez-vous également sur la bande d’arrêt d’urgence lorsque l’on veut vous doubler. Enfin, quelques conseils de sécurité : il est recommandé de ne pas faire de long déplacements la nuit car il y a beaucoup d’animaux sauvages qui peuvent traverser la voie, il sera alors difficile de les voir. Même chose dans les grandes villes, vous pouvez circuler la nuit mais restez attentifs dans les zones peu fréquentées en verrouillant votre portière et en fermant les fenêtres. Mais surtout, le meilleur conseil est de profiter des paysages variés et grandioses que vous traverserez lors de votre périple en Afrique du Sud…

Paysage d'Afrique du sud

Conduire en Nouvelle Zélande

Par Solange du blog Seniors en Vadrouille

Lors de mon voyage en Nouvelle Zélande, j’ai été surprise par la conduite en voiture. Oh, ce ne sont ni les boites automatiques, ni la conduite à gauche, ni même les centaines de kilomètres sans croiser personne qui m’ont interloquée. Ce ne sont que broutilles pour voyageurs. Je vous parle ici d’un pays qui compte 4 millions d’habitants et 40 millions de moutons. Oui, je vais vous parler ovins. En Nouvelle-Zélande, ils régulent le trafic, s’invitent quand ils le souhaitent sur les routes et y restent le temps voulu. Et les automobilistes sont invités à prendre leur mal en patience, voire à descendre de véhicule pendant que le troupeau s’égaie là où bon lui semble, sans se presser. Ne croyez pas que ce phénomène n’arrive qu’en rase campagne. Pas du tout. Ils contribuent même à faire régner l’ordre et la justice. Comment ? En 2016, une course-poursuite entre policiers de plus d’une heure a été stoppée par un troupeau de plus de 100 moutons se baladant tranquillement au milieu de la route. Et comble de l’ironie, ce troupeau appartenait à un des policiers lancé dans la poursuite. Les policiers n’ont eu qu’à cueillir les contrevenants. Pas mal non, les moutons policiers ?

Moutons sur la route en Nouvelle Zélande.

 La conduite au Sri Lanka

Par Clémence et Fab du blog Un passeport en cavale

Ah ! la conduite au Sri Lanka, il y a tant à dire que nous pourrions écrire un livre !
Outre la conduite à gauche, les feux et tous types de signalisation quasi inexistants, je dirais que ce qui est le plus insolite ici, c’est l’absence de règles.
Avec un code de la route qui tient sur 4 pages, chacun doit créer ses propres règles, ce qui, soyons honnêtes, donne un grand n’importe quoi.

Dans certaines régions, il faut, en plus de tous ces paramètres, rajouter un facteur risque important, voire imposant : les éléphants. Habitués à être nourris, ils sont nombreux à venir sur les routes en quette de nourriture, accros au sucre, ils peuvent devenir très agressifs s’ils ne trouvent pas de fruits.
A la nuit tombée, certaines routes sont d’ailleurs interdites à la circulation.

Vous l’aurez compris, il faut être bien accroché pour conduire au Sri Lanka. Nous sommes expatriés depuis plus de 18 mois et les fois où nous avons conduit se comptent sur les doigts de la main.
De plus, sachez que le permis international n’est pas valable, il vous faut impérativement demander le permis Sri Lankais !

Panneau éléphant Sri Lanka

Conduire en Irlande

Par Emily Zanier du blog Travel and Film

Avant de faire un road trip en Irlande, il y a plusieurs choses à savoir. Déjà, le plus important, c’est qu’en Irlande, on conduit à gauche de la route, donc tout est inversé. En Europe, on ne conduit à gauche qu’au Royaume-Uni et en Irlande. On n’est donc pas habitué. De plus, il y a beaucoup de rues désertes ou très peu fréquentées en Irlande, alors on a vite fait d’oublier de quel côté de la route on doit être… jusqu’à ce qu’un véhicule arrive en face. Et attention de bien prendre les ronds-points dans le bon sens, c’est le plus stressant à vrai dire.

D’autre part, l’Irlande c’est très sauvage, vous verrez donc des moutons ou autres animaux susceptibles de traverser la rue. Je vous conseille donc de ne pas rouler la nuit. Si vous faites un road trip en Irlande, vous aurez aussi beaucoup de chance de traverser le pays sur de petites routes, alors évitez de louer une grosse voiture. En effet, c’est plus difficile à conduire sur les petites routes où on a du mal à passer à deux parfois. Cela dit, les Irlandais sont très sympathiques donc tout devrait bien se passer. Pour faciliter les choses, vous pouvez louer une petite voiture automatique. Enfin bon, moi je l’ai fait avec une grosse Audi A4 et tout s’est bien passé, même si c’était un peu compliqué sur la plage.

road trip en Irlande

Conduite en Grèce

Par Audrey du blog Arpenter le chemin

La Grèce reste l’un de mes meilleurs souvenirs de vacances… et probablement l’un de mes pires souvenirs de conduite ! À l’époque, j’étais jeune et insouciante, je m’étais dit que louer une voiture serait une bonne idée au lieu de prendre les transports en commun. J’ai vite déchanté, entre la conduite folle à Athènes et certaines particularités des routes et autoroutes grecques.
Premier constat : sur l’autoroute, on ne double pas… on se laisse doubler. Quand d’aventure un véhicule s’approche à toute vitesse derrière nous, c’est à nous, petits escargots, de nous décaler sur la bande d’arrêt d’urgence pour laisser passer l’automobiliste fort pressé qui nous talonne. On prend assez vite le pli même si cela implique d’être vigilant aussi quant aux véhicules derrière soi.
Deuxième constat : sur les routes de montagne, et elles sont nombreuses, les virages qui ont été le théâtre d’accidents mortels sont signalés par des oratoires. Un oratoire par accident ou victime, je l’ignore, mais toujours que les virages qui comptent cinq, dix oratoires ont tendance à faire ralentir plus sûrement que n’importe quel panneau routier.
Troisième constat : sur l’autoroute, certains panneaux de sortie sont judicieusement placés après la sortie. Tu sais, juste après. Comme ça, tu as bien le temps de voir que tu as raté ta sortie, et pas du tout le temps de ralentir. Ce qui est bien, c’est que tu as le temps de penser à l’ergonomie des autoroutes pendant tout le temps qu’il te faudra pour faire demi-tour à la prochaine sortie.
Malgré tout, une fois sortis d’Athènes, les routes sont peu fréquentées et les paysages si beaux que visiter le pays en voiture est un plaisir. Mais garde bien l’oeil sur les virages à oratoires, d’accord ?

road trip en Grèce

One Reply to “Road trip, conseils de blogueurs pour conduire à l’étranger”

  1. Super cet article, ça me rappelle pleins de souvenirs sur les routes et m’inspire pour de nouvelles aventures ! Merci Patrick

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